
Biographie
Sylvie D’Halluin est née à CAMBRAI en 1978.
Autodidacte, elle découvre l’art abstrait et c’est une
véritable révélation, une façon d’exprimer et de ressentir les
choses différemment, par le biais des couleurs, des formes et
des diverses textures.
En janvier 2020, elle décide de se consacrer exclusivement à
la peinture, vivre de sa passion est un véritable épanouissement.
Son parcours artistique évolue rapidement vers l’abstraction lyrique, où elle trouve une voie
d’expression unique et puissante.
Elle peint avec son coeur, au gré de ses envies, des ses humeurs, de ce qu’elle souhaite
transmettre à travers son oeuvre. Avec l’art abstrait, elle s’exprime librement, elle aborde
l’art de manière intuitive, sans suivre de règle, sans se laisser enfermer dans les contraintes
techniques.
Elle aime tout particulièrement utiliser l’acrylique sur des
toiles grands formats, en jouant sur le contraste entre les
couleurs translucides, opaques et surtout métalliques comme
les feuilles d’or, d’aluminium, de cuivre et de bronze.
C’est grâce à la couleur et l’harmonie de la composition
qu’elle communique sa vision intime du monde et qu’elle encourage une connexion et un
engagement actifs avec son travail.
Sa carrière a pris très vite un envol international, marquée par des débuts prometteurs et la
reconnaissance de son talent récompensés par plusieurs prix prestigieux décernés à Milan,
Rome, Sanremo, Washington et New York. Son style, en constante évolution, témoigne de
son engagement envers son art, faisant de chaque toile une exploration passionnante de
formes, de couleurs et d’émotions.
Avertissement
AVERTISSEMENT
Sylvie D’HALLUIN, autodidacte, peint depuis quelques années seulement. Quelle stupéfaction
lors de la découverte de son oeuvre dans l’Atelier d’Havrincourt. Découvrir une nouvelle artiste
est à la fois un plaisir immense et une inquiétude. “Passer à côté d’une grande artiste et de son
oeuvre déjà conséquente.” Sylvie D’HALLUIN s’inscrira sans aucun doute dans la lignée d’un
Pollock, d’un Riopelle ou d’un Ben Bella plus près de nous. Aujourd’hui nous découvrons cette
artiste née à Cambrai, va-t-elle entrer dans la suite de nos grands peintres nés dans le
Cambrésis, Matisse, Del Marle, Herbin, Claisse , Lussigny, j’en suis persuadé. Cette exposition
fait suite à de nombreuses expositions dans les galeries de nombreuses villes comme New York,
Madrid, Berlin, Innsbruck, Toronto, Paris et après avoir reçu de nombreux prix internationaux.
A travers ses coups de pinceau audacieux et ses compositions vibrantes, Sylvie nous transporte
dans un univers où les formes prennent vie et où les couleurs dansent ensemble en harmonie.
Son art transcende les frontières de la réalité pour nous inviter à explorer les profondeurs de
l’imagination.
Chaque tableau est une invitation à la contemplation, une fenêtre ouverte sur des mondes
inexplorés où chacun peut trouver sa propre signification. Au-delà des formes et des couleurs,
c’est l’émotion pure qui émane des oeuvres, touchant nos âmes et éveillant notre sensibilité.
Vous serez toutes et tous enthousiasm(e)és par cette découverte exceptionnelle.
Jean-Pierre ROQUET
Président Fondateur Société des Amis
Musée de CAMBRAI.
La rélévation d’une artiste
Dans son grand atelier d’un village du sud du Cambrésis, Havrincourt, Sylvie D’Halluin peint. Tout est impeccablement rangé. Une commode contient les peintures triées par couleurs, les tableaux ou une sélection sont accrochés tout autour de la pièce en partie occupée d’ailleurs par un billard qui lui sert de table plus que d’amusement. En janvier 2020, elle décida de faire de son hobby son activité principale. Avant d’oser se lancer dans la peinture, elle travaillait avec son mari, paysagiste, notamment pour les plans de jardin, le choix des fleurs pour les couleurs des massifs. Elle changeait aussi les couleurs de sa maison. Mais le covid modifia la situation. Comment vivre et supporter l’enfermement ? Une partie annexe de la maison fut transformée en atelier et toute la famille dont ses quatre enfants créa les conditions pour qu’elle fasse une première peinture.
» Je travaillais avec mon mari, j’aimais la décoration et travailler de mes mains. Fin 2019, je suis allée au Salon « Maison et objet » à Paris et j’ai vu des tableaux contemporains. Mon mari m’a dit » Mais tu devrais essayer ! » . J’ai acheté des toiles vierges et les ai peintes d’abord au couteau. Je les ai exposées dans la maison et montrées à un encadreur qui m’a dit qu’il en voulait dans sa galerie. » La surprise fut totale mais Sylvie D’Halluin connait très vite un véritable emballement. Des proches lui en demandent. Elle crée un compte sur les réseaux sociaux et est repérée par une galerie de Madrid où elle part avec un portfolio de ses oeuvres et elle y signe un contrat d’un an puis une exposition à Innsbruck en Autriche. Une galerie de Berlin la contacte et l’expose pendant un mois. Enfin c’est une galerie de Manhattan qui lui fait signer un contrat d’un an avec seize tableaux et une exposition d’un mois, en mars 2023, elle expose avec une galerie de Toronto au Carrousel du Louvre, puis toujours à Paris avec deux galeries…
Donner de l’expression au tableau
Sylvie d’Halluin travaille la surface de la toile dans une abstraction colorée très libre et dense
comme un espace sans limite dans lequel elle joue des couleurs et de la matière. Le bleu domine
les fonds, un bleu de cobalt enrichi souvent de rouge ou de blanc. Il est sa couleur,
celle qui l’apaise qui la fait entrer en méditation. Elle confirme qu’elle passe de longs moments
en contemplation à observer et essayer de comprendre son œuvre qu’elle reprend jusqu’à
ce qu’elle juge que l’équilibre est atteint et que le tableau est complet, c’est-à-dire sans manque.
Elle couvre la surface de la toile de petites taches de couleurs ocres, bleues, vertes, rouges,
jaunes, roses… dans un all-over qui donne une matière et une densité riches et profondes
dues à la juxtaposition de points de couleurs posés de façon identique et serrés sur des toiles
de format moyen mais qu’elle rêve d’agrandir à la taille du mur. La matière est essentielle
si bien qu’elle l’enrichit avec des vernis brillants s’associant à des vernis mats. Mais surtout
elle ajoute des éléments métalliques faits de feuilles ou de copeaux d’or dont elle nourrit
la couche picturale pour « donner de l’expression au tableau », dit-elle. La toile vibre et
change avec la lumière et la position du spectateur. Le tableau n’est pas une œuvre statique
mais lumineuse et joyeuse. Elle aime le ciel, la couleur du ciel mais aussi la nuit avec
son mystère (dont elle baptise un de ses tableaux) et sa poésie. Au début, elle peignait
la nuit pour vivre la solitude, pour pouvoir entrer en communion avec le cosmos.
Puis ses journées ont été entièrement consacrées à la peinture
qu’elle partage avec les temps vécus dans la nature dont elle ne peut se passer, que ce soit
la campagne du Cambrésis ou la montagne.
Dans ses dernières toiles, elle juxtapose des bandes sur lesquelles elle travaille des compositions
dans des accords différents pour créer des tensions harmoniques et habiller l’espace dans une
dimension décorative mais aussi pour le remplir de poésie et de lumière. Le champ de la création
s’ouvre à elle en liberté, nourri de son splendide dynamisme réfléchi.
Dominique Szymusiak
Conservatrice honoraire du musée Matisse du Cateau-Cambrésis


